Dictionnaire anatomie

Filtrer cette liste
PATHOLOGIE GÉNÉTIQUE
Une maladie génétique est une maladie dont l'origine est due à une information génétique incorrecte.
Chaque jour, le génome est agressé par des fluctuations thermiques, des agents chimiques et des radiations. L'altération de l'information génétique intervient lorsque les mécanismes de réparation de l'ADN sont dépassés.
Cela peut se manifester par la mutation d'un gène unique (maladies monogéniques), de deux ou de plusieurs gènes (maladies polygéniques), par des anomalies chromosomiques, des anomalies de l'ADN mitochondrial, l'expansion de séquences ou une anomalie du système de réparation.
La symptomatologie dépend du tableau pathologique engendré par la mutation.
Dans les maladies monogéniques, un seul gène est altéré. Parmi les maladies en rapport avec l'altération des autosomes (chromosomes non sexuels), se trouvent l'hypercholestérolémie familiale, la polykystose rénale de l'adulte, la fibrose kystique, etc. Lorsque le gène touché est situé sur un chromosome sexuel (généralement l'X), on parle d'hérédité liée au sexe, comme par exemple dans le cas de l'hémophilie A, de la myopathie de Duchenne et du daltonisme.
Le mécanisme polygénique associé à un composant environnemental est impliqué dans l'étiologie de maladies comme le diabète, l'épilepsie, l'artériosclérose et les psychoses maniacodépressives.
Les altérations chromosomiques peuvent être structurales ou numériques.
Les altérations structurales peuvent être dues à la délétion (perte d'un segment chromosomique), à la duplication d'un segment, à une inversion ou à un changement de sens, à une transposition (un segment délété se déplace à un autre endroit), à une translocation (échange de segments entre deux chromosomes), etc.
Les trisomies sont les altérations les plus fréquentes du nombre de chromosomes. Le patient présente 47 chromosomes. Dans la majorité des cas, un avortement spontané survient. Dans la pratique clinique, les trisomies les plus courantes sont la trisomie 21 (syndrome de Down), la trisomie 18 (syndrome d'Edwards) et la trisomie 13 (syndrome de Patau).
Lors de la formation de l'œuf, ou du zygote, les mitochondries sont toujours héritées de la mère, par conséquent l'altération de l'ADN mitochondrial se transmettra de la mère à tous ses enfants, alors qu'un père malade ne transmettra rien à personne, comme c'est le cas, par exemple, pour la neuropathie optique héréditaire de Leber.
Les pathologies provoquées par l'expansion de séquences sont dues à un allongement anormal de la molécule d'ADN à certains endroits, à cause de la répétition de séquences de nucléotides, qui provoquent des troubles de la régulation des gènes situés à proximité (syndrome du chromosome X fragile, chorée d'Huntington, etc.).
Lorsque les mécanismes de réparation de l'ADN sont altérés, la cellule n'est plus en mesure de corriger les mutations. Par conséquent, les cellules concernées sont extrêmement sensibles aux radiations et aux agents chimiques, comme dans le cas de l'ataxie-télangiectasies, du xeroderma pigmentosum et de l'anémie de Fanconi.
À l'heure actuelle, il existe différentes techniques d'analyses génétiques orientées vers l'identification des porteurs de maladies monogéniques et vers le diagnostic prénatal.
L'échographie et la détection du niveau d'hormones dans le sérum maternel ainsi que le prélèvement et l'analyse de l'ADN fœtal permettent d'effectuer un diagnostic prénatal adéquat dans un grand nombre de cas.
Chez le nouveau-né, le traitement dépendra du tableau pathologique généré par la mutation. Un certain nombre d'anomalies congénitales peuvent être traitées intra-utero. Le pronostic en est alors considérablement amélioré.